LA DÉSIRADE : commune de la Guadeloupe

Carte de l'archipel avec l'île de la Désirade à l'Est
Carte de l’archipel avec l’île de la Désirade à l’Est

 

Une île de 11 kilomètres de long sur à peine 2 kilomètres de large. D’une superficie de 22 kilomètres-carré, elle abrite 1700 habitants (vivant principalement de la pêche).

La Désirade vue du Ferry
La Désirade vue du Ferry

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La plus authentique et la plus naturelle des îles composant la Guadeloupe. Elle est restée longtemps à l’écart du tourisme ; encore sauvage et toujours autant battue par les vents de l’océan Atlantique, les Alizés. Le climat est sec et les paysages plutôt arides.

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Peu ou pas de béton, pas de normalisation touristique. Le développement durable est même un choix de la municipalité, car adapté à ce site exceptionnel . La faune et la flore y sont protégées. De nombreuses petites fleurs nous accompagnent lors de promenades.

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Une seule route goudronnée court d’Est en Ouest, au pied d’une barrière rocheuse. Une autre praticable uniquement en véhicules tout-terrains grimpe jusqu’à la crête. Elle traverse l’intérieur de l’île, en sillonnant son plateau haut perché, d’où l’on a une vue magnifique.

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De belles plages et quelques hébergements sympathiques. Une douce ambiance de farniente que nous avons choisie de goûter en famille, afin de fêter l’anniversaire de Jean-Marc !

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Deux trajets (8 h 00 et 16 h 45) au départ du port de commerce de Saint-François, en Grande-Terre, s’offrent à nous. En effet, pas de bouées pour s’arrêter à la Désirade, en bateau de plaisance. Les mouillages restent difficiles, à cause des abords abrupts et des profondeurs importantes tout autour de l’île. Il est donc conseillé aux navigateurs de visiter cette contrée en Ferry.

gare maritime de Saint-François
gare maritime de Saint-François

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port de commerce
port de commerce
Pointe des Châteaux, à l'Est de la Grande-Terre
Pointe des Châteaux, à l’Est de la Grande-Terre

Embarqués de Saint-François, à 16 h 45, un lundi, nous rallions Beauséjour, la principale commune de l’île en 45 minutes. Nous en repartirons deux jours après, à 15 h 45, le mercredi. Le temps nécessaire et suffisant pour apprécier le calme et la beauté de cette île ! Deviner également la sympathie de ses habitants !

Marina de Beauséjour
Marina de Beauséjour

Une nuit passée dans un premier gîte, à Beauséjour, et nous nous réveillons en forme. …

Gîte La Luzarchoise, à Beauséjour
Gîte La Luzarchoise, à Beauséjour

Puis, après un petit-déjeuner à la française, nous partons à pied, et non en véhicule tout-terrains, en direction de la petite chapelle Notre Dame du Calvaire, au Nord-Ouest de l’île.

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Notre Dame du Calvaire
Notre Dame du Calvaire

De là, commence la route de La Montagne (276 m) : végétation dépouillée, superbes points de vue, table d’orientation, oiseaux, cabris, parcs éoliens.

Table d'orientation
Table d’orientation

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Après les éoliennes, nous empruntons un sentier, afin de redescendre au niveau de la mer, à la moitié de l’île, à la jolie plage du Souffleur.

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port de pêche du Souffleur
port de pêche du Souffleur

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le Gaïac, dont le bois est utilisé en menuiserie
le Gaïac, dont le bois est utilisé en menuiserie
Canique, dont la graine est utilisée pour la confection de bijoux
Canique, dont la graine est utilisée pour la confection de bijoux
la plage du Souffleur
la plage du Souffleur

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C’est le jour J ; bien fatigués de notre randonnée, nous nous arrêtons dans un restaurant de village, afin de déguster une des spécialités culinaires de l’île : le colombo de cabri.

Nous rapporterons une autre spécialité, le cajou de la Désirade, c’est à dire la pomme cajou cuite dans du sucre de canne, pendant plusieurs jours.

Cette halte gastronomique nous permet de nous désaltérer et de nous reposer.

Colombo de cabri
Colombo de cabri
cajous confits
cajous confits

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Nous repartons ensuite vers Baie-Mahault.

vers Baie-Mahault
vers Baie-Mahault

Et après avoir parcouru 4 autres kilomètres, nous arrivons au second gîte, réservé pour une nuit. Une bonne douche et nous sommes prêts pour apprécier la soirée dans un calme inestimable.

Gîte des Remparts
Gîte des Remparts

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Le lendemain, nous visitons les alentours de ce village, à la pointe Est de l’île : ancienne cotonnerie, ancien phare, ancienne maison du gardien et ancienne station météo (bâtiment construit par Ali Tur, en 1934, abandonné après le passage d’un cyclone en 1989). Et puis le nouveau phare automatique !

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ancienne cotonnerie
ancienne cotonnerie
ancienne station météo
ancienne station météo
ancien phare
ancien phare
ancienne maison du gardien
ancienne maison du gardien
nouveau phare
nouveau phare

Dans ces lieux inhabités, nous croisons les chèvres et les …. iguanes, les rois de l’île !

lieux inhabités
lieux inhabités

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Au retour, nous apprécions une baignade dans une petite crique et la découverte d’une autre, où Achil identifie des empreintes de tortues, toutes récentes, sur le sable blanc. Une est venue pondre visiblement, la nuit dernière. On les a « loupées !!! Nous le signalerons à l’Office de Tourisme avant de repartir, où une personne fort sympathique nous accueillera chaleureusement !

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les voici!
les voici!

Mais nous pouvons observer également d’autres traces laissées par les coraux, il y a … très longtemps ! Cette petite plage constitue la Réserve Nationale Géologique de la Désirade.

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Un repas pris sur le pouce, et nous quittons ce lieu magique, en bus cette fois-ci, afin de regagner le port de Beauséjour, où notre Ferry nous attend.

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Fin d’une belle escapade !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES SAINTES

Un PETIT ARCHIPEL dans l’ ARCHIPEL !

Situé au sud de la Basse-Terrre.

LA GUADELOUPE
LA GUADELOUPE

Découvert lors de nos « vacances d’été 2017 » ; nous y avons retrouvé nos amis métropolitains, ainsi que d’autres amis rencontrés en voyage !

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Les Saintes ( 3000 habitants) se composent essentiellement de deux petites îles – Terre de Haut et Terre de Bas – et de sept îlets rocailleux et inhabités. Le climat est plutôt sec, les pluies rarissimes et les sources d’eau inexistantes. La végétation qui enrobe leurs collines est donc aux antipodes de la luxuriante Basse-Terre, distante seulement de quelques kilomètres. Voilà qui fait le bonheur des iguanes, que nous avons croisés, notamment, près du fort Napoléon (Terre de Haut).

Vue sur Terre de Bas
Vue sur Terre de Bas

Le Pain de Sucre!

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Terre aride
Terre aride
Un iguane
Un iguane

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Fort Napoléon sur Terre de Haut
Fort Napoléon sur Terre de Haut

Terre-de-Haut est baignée par une rade splendide. Elle possède son Pain de Sucre !

La rade du Bourg Terre de Haut
La rade du Bourg Terre de Haut

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Plage du Pain de Sucre
Plage du Pain de Sucre
Altaïr au mouillage à l'îlet Cabrit devant le Pain de Sucre
Altaïr au mouillage à l’îlet Cabrit devant le Pain de Sucre

Nous avons découvert ses magnifiques paysages, en empruntant divers sentiers de randonnées familiales et amicales.

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Vue du Chameau
Vue du Chameau
Le Chameau
Le Chameau
Fort Joséphine
Fort Joséphine
Fort Caroline
Fort Caroline
Réserve d'eau
Réserve d’eau
Interdit de manger ces jolies petites pommes de Mancenillier! Elles sont toxiques.
Interdit de manger ces jolies petites pommes de Mancenillier! Elles sont toxiques.
C'est pas des blagues!!!
C’est pas des blagues!!!
Quel art!
Quel art!

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Monsieur le Bernard l'Hermite!
Monsieur le Bernard l’Hermite!
Petite pause, à l'ombre.
Petite pause, à l’ombre.

Des cousin/cousine de nos amis métropolitains nous ont invités à partager un moment de convivialité et de dégustation de ……langoustes grillées et cuisinées admirablement bien par notre chef-cuisinier préféré !

No comment!
No comment!

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Un mouillage à l’îlet Cabrit a permis d’en apprécier sa quiétude et sa beauté. 

L'îlet Cabrit
L’îlet Cabrit
Les voilà!
Les voilà!

Descendants de Bretons, Normands et Poitevins, les Saintois sont pour la plupart blancs de peau (avec quelques nuances). En effet, la canne à sucre ne poussant pas sur leurs terres arides, ils n’eurent pas recours en masse aux esclaves. Le mélange des populations fut donc limité.

Largement tournés vers la mer, les Saintois, peuple de pêcheurs, isolés sur leur île, ont ainsi conservé leur particularisme à travers les siècles.

Longtemps, les charpentiers de marine locaux furent réputés pour la qualité de leurs bateaux, les fameuses « Saintoises », légères et rapides, qui pouvaient mesurer jusqu’à dix mètres de long.

Aujourd’hui, les bateaux à moteur remplacent les voiles blanches triangulaires.

Etapes de la fabrication d'une Saintoise
Etapes de la fabrication d’une Saintoise

Seuls quelques vieux habitants portent encore le « salako », avec ses lamelles de bambou recouvertes de tissu.

Le salako
Le salako

Lors de notre séjour, nous avons pu goûter au « Tourment d’amour », spécialité culinaire de l’archipel. Cette tartelette est fabriquée à partir d’une pâte brisée, garnie de crème pâtissière mélangée à de la confiture de noix de coco ou autre fruit, coiffée d’une génoise. Ce nom est issu de l’époque où les Saintoises attendaient le retour de leur mari pêcheur, en se lamentant. Elles fabriquaient donc ces pâtisseries sur la plage, avec les cocos qu’elles ramassaient sur place.

Altaïr à gauche
Altaïr à gauche

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Baie Marigot à Terre de Haut
Baie Marigot à Terre de Haut

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D’autres photos sur ces petites îles paradisiaques seront publiées dans quelques jours.

 

 

LA PÊCHE LOCALE

Altaïr aux Saintes
Altaïr aux Saintes
Saint-François
Saint-François
port de pêche
port de pêche

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lambis
lambis

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port de pêche de Rivière-Sens
port de pêche de Rivière-Sens

 

 

LA PÊCHE À LA NASSE, LES AUTRES PÊCHES ET LES PRODUITS DE LA PÊCHE

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LA PÊCHE À LA NASSE :
La pêche aux Antilles tire son originalité de son caractère artisanal et de techniques héritées des populations caraïbes. Mais elle y trouve aussi des limites que la pêche à la nasse illustre bien. Alors que la nasse en bambou perpétue une tradition séculaire de tressage, la nasse moderne – qui fait appel à des matériaux nouveaux – n’a pas assuré la pérennité de cette technique. On assiste en effet à une surenchère du nombre de nasses (200 à 400) gérées par un même patron de pêche et à un niveau alarmant de destruction que les nasses errantes métalliques infligent aux milieux coralliens ou herbeux.
Les nasses sont faites la plupart du temps de grillage à mailles hexagonales dont la rigidité est assurée par une armature en bois de goyavier. Immergées pendant une à quatre semaines, elles sont « nourries » ou appâtées de pain rassi, de pulpe de coco, de poulpe ou bien de sardine.
Un pêcheur peut donc posséder plus d’une centaine de nasses exigeant un entretien permanent.
En bambou, les petites nasses en Z servent au « tombé levé », pêche à immersion de courte durée (nombreux chirurgiens , carpes, mombins, maoualis, poissons-coffres à cornes, différentes espèces de langoustes « homa », poulpes…).

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hummmmmmmmmm!!!!!!!!!
hummmmmmmmmm!!!!!!!!!

 

En forme de bouteille, la mâchoire en bambou sert à capturer les murènes et certains crabes.
Une nasse pèse environ 30 kilos. Au moment de la relève, elle peut en peser plus du double. Les pêcheurs se fabriquent des gants de protection dans des morceaux de chambre à air. Ces derniers les aident pour la hisser à bord. Ce procédé économique et efficace permet d’éviter les blessures.
Certains pêcheurs utilisent des bouées et des drapeaux pour localiser leurs nasses.
En Guadeloupe, les pêcheurs à la nasse fournissent une bonne part du poisson frais vendu sur les marchés.

nasse en grillage
nasse en grillage

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marché aux poissons de Saint-François
marché aux poissons de Saint-François

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marché aux poissons de Rivière-Sens
marché aux poissons de Rivière-Sens
poissonnerie de Rivière-Sens
poissonnerie de Rivière-Sens

 

LES AUTRES PÊCHES :

A proximité du littoral ou au grand large, en fonction des espèces convoitées mais aussi des saisons, les techniques de pêche varient et reflètent la diversité de cette activité. La pêche à la nasse mise à part, les quatre principales techniques employées en Guadeloupe sont : la pêche à la senne (balaous, bonites, d’autres espèces de crabes…), pratiquée à proximité du rivage , la pêche à la ligne de fond (requin marteau…), la pêche à la traîne (espadon, thon, thazard, dorade coryphène…) et la pêche aux filets (poissons volants…). Les oiseaux servent aux pêcheurs à détecter la présence de bancs de poissons.

frégate
frégate
pélican
pélican

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Les sennes sont des grands filets qui permettent d’encercler les poissons repérés à proximité du littoral et de les tirer jusqu’à la plage, à la force des bras.

Au Cap Vert, nous avons observé plusieurs fois des parties de pêche à la senne (les cris des voix nous informant de la présence de pêcheurs aux environs du bateau).

Autrefois, faites de chanvre, elles sont aujourd’hui en nylon. Mais leur entretien nécessite toujours de longues heures de travail. Les dimensions des sennes varient selon les espèces convoitées. Hautes de 5 à 6 mètres, les plus communes mesurent 100 mètres de longueur ; mais d’autres peuvent atteindre jusqu’à 600 mètres.

Lorsque la senne est remontée, la pêche est partagée en trois parts : une pour le patron, une pour l’équipage et une pour les « tireurs ».

Pour la pêche à la traîne, l’hameçon, garni d’un leurre artificiel, est traîné en surface. Dans d’autres cas, la ligne est laissée à la dérive (dorade coryphène, très appréciée et débitée au sortir de l’eau).

Les principales embarcations sont des yoles rondes ou de saintoises.

retour de pêche
retour de pêche

Les « dispositifs de concentration de poisson » sont des bois ou des épaves artificiels destinés à rassembler le poisson.

Un bidon laissé à la dérive, près d’un dispositif de concentration de poisson, avec une ligne munie d’un appât vivant est une technique de pêche guadeloupéenne. DSC08871DSC07155

Les zones de pêche sont en fonction de la commune dont le pêcheur est originaire, de la pêche pratiquée et de la saison.

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LES PRODUITS DE LA PÊCHE :

Les eaux tropicales qui baignent la Guadeloupe abritent plus de 1300 espèces de poissons. Il s’agit pour la plupart de poissons de petite taille, dont le biotope est constitué par des récifs coralliens, où les crustacés trouvent un milieu favorable, à l’abri des prédateurs. Les grandes espèces, dont le poids peut dépasser 100 kilos, fréquentent quant à elles la haute mer et sont représentées par les requins, les thons, les espadons, les thazards et les dorades coryphènes.

Le poulpe, son nom créole est « chatrou », est capturé à l’aide d’une perche, armée d’un hameçon et d’un crabe, fixé à une petite croix. Elle est agitée devant son refuge. Les restaurateurs n’hésitent pas à le cuisiner et à le proposer à leurs clients.

Prélevés des casiers, une multitude de petits poissons frétillent au fond du canot (demoiselles, barbarins rouges, gorettes, tranches rouges, « moringues » murènes, tâches rouges, cabrits, poissons-anges…).

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Mais  PETIT PROBLÈME ou GROS PROBLÈME…

Bien que moins répandue que dans les îles du Pacifique, la Ciguatera représente un vrai risque d’intoxication dans une partie des Petites Antilles.

C’est une toxi-infection alimentaire, causée par l’absorption de chair vénéneuse de certains poissons. La toxicité peut-être, chez certaines espèces, permanente, chez d’autres, occasionnelle.

Elle dépend de la taille du poisson, de la localisation géographique, de la période de pêche. Elle est préalablement ingérée et contamine la chair du poisson. Elle est thermostable ; la cuisson ne l’élimine pas. Cette toxine n’est pas unique. Six différentes ont été isolées.

L’origine de ces toxines provient de micro-organismes marins, sous forme d’une algue microscopique appelée « Gambierdisus toxicus ». Cette algue prolifère de préférence sur les coraux cassés ou abîmés. En mangeant cette algue, les poissons stockent la toxine qui s’accumule tout au long de la chaîne alimentaire, ce qui explique une plus grande toxicité, à la fin de cette chaîne, parmi les gros prédateurs.

Les symptômes sont d’ordre digestif, neurologique, puis cardio-vasculaire et autres.

Le traitement contient différents produits et particulièrement des corticoïdes.

La seule vraie prévention possible est la non-ingestion.

Dans certaines îles, comme en Guadeloupe, des arrêtés préfectoraux définissent succinctement les poissons vénéneux impropres à la consommation.

La toxicité d’une même espèce peut varier d’une île à une autre. Seuls les pêcheurs sont en mesure de faire la sélection. Ils se trompent rarement……

Pour certains, la Ciguatera sépare les Antilles en deux parties : de la Dominique jusqu’aux Iles Vierges, les poissons réputés très dangereux sont très toxiques ; au Sud de cette île, toutes les variétés sont consommables. Mais…… ???!!!

Les zones les plus dangereuses seraient au Nord de la Guadeloupe.

Lors de nos petites navigations dans l’arc antillais, nous avons pêché sans attraper de poissons ; à cause d’une quantité importante de sargasses, un peu partout. Les quelques prises ont dû être relâchées : barracuda, carangue jaune (espèces dangereuses).

barracuda pêché mais non consommé!
barracuda pêché mais non consommé!
poisson-lion pêché et consommé
poisson-lion pêché et consommé

Nous consommons donc de la dorade coryphène et du thon, poissons non-toxiques, achetés au marché.

dorades coryphènes
dorades coryphènes
thon "rouge"
thon « rouge »

 

LA COCOTIER ET SES DIFFÉRENTS USAGES

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Le cocotier, palmier originaire d’Asie du Sud-Est, est très largement répandu dans toute la région intertropicale. Cocos nucifera est la variété la plus cultivée au monde.

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Son fruit ou noix de coco, grâce à une enveloppe externe épaisse et fibreuse, peut-être transporté très loin au gré des courants marins. Ainsi « l’arbre aux cent usages » a pu atteindre tout naturellement les Antilles. Il fait partie aujourd’hui du décor de la plupart des plages de la Guadeloupe.

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Les feuilles du cocotier, appelées « palmes », sont utilisées en vannerie. Des chapeaux, des corbeilles, des sacs, des paillasses et tout autre objet de décoration sont tressés, à partir des folioles.

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DSC00163                                  les fleurs, les petits et les gros fruits

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Les noix de coco sont consommées vertes ou marron :

-dans le premier cas, coupées à une extrémité, il est possible de récupérer son jus, appelé « eau de coco »(un véritable élixir, dont la composition est proche de celle du plasma sanguin). A ce stade, la pulpe est fine et gélatineuse : un véritable délice !!!!

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-dans le second cas, débarrassée de sa couche fibreuse, elle laisse apparaître une coque dure protégeant le germe qui sortira, à maturité, par l’un des trois « yeux ».

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Le germe, ainsi que la chair, peuvent être dégustés, vous en avez certainement déjà goûtés !!! L’huile de coco (coprah) est extraite de la chair. Elle est à la base de la confection de divers produits cosmétiques et pharmaceutiques : savons, beurre, huiles solaires, bougies. Le lait de coco s’obtient en râpant de la pulpe blanche de la coco mûre à l’aide d’un moulin-coco.

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En confiserie, ce fruit est largement utilisé pour la confection de bonbons, biscuits, gâteaux, confitures, punch-coco,… et du fameux sorbet-coco !

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Pour illustrer mes propos, j’ai sélectionné des extraits d’un livre que j’ai pris plaisir à lire ; car il m’a appris sur l’histoire, les traditions et les coutumes, les conditions de vie des guadeloupéens. Un style propre aux Petites Antilles y est découvert.

« La manivelle tournait. Tournait comme une enragée qui protestait contre les vieilles déveines de la vie. On entendait ses grincements de crécelle. Parfois, elle geignait. Ce n’est pas tout dire de tourner, c’est raidir le sorbet qui donne le contentement. Or, le sorbet ne durcissait pas !

Anadine, penchée sur la sorbetière, une épaule à la tombante, tournait et tournait encore…

Ses mains noires et flétries, l’une agrippée au bord de la machine, l’autre enroulée autour du manche, semblaient se mouvoir toutes seules. Avec force, elles soutenaient la cadence « wouap, wouap », faisant sortir une douloureuse musique de la bête. Un râle qui revenait sans cesse, au fur et à mesure qu’elles s’adonnaient à la manœuvre »….

… »Il fallait recommencer, faire durcir ce sorbet coco qu’elle devait livrer à M. et Mme F. à l’occasion de leur anniversaire de mariage »….

… »D’après moi, le sorbet doit être bon. La manivelle est plus rétive, plus lente. La crème a durci. Enfin ! Parce que je suis la reine du sorbet coco »….

… »Un sorbet véritable – le mien par exemple – doit avoir une consistance onctueuse, un fondant qui prend son temps sur la langue, une tendre fermeté. Ô fragile ! Et voilà que je me lance en grand français d’école.

Un sorbet véritable, c’est une mariée à la porte de l’église : blancheur coco, douceur de lait.

Un sorbet véritable – ni trop sucré, ni trop fade – ramène vers la bouche la pêche miraculeuse d’une nasse d’épices. Cannelle ! Bonne ! Muscade ! Bonne ! Bon lait … ! Ô doucette !

Mon sorbet de reine est connu et reconnaissable. Reconnaissant aussi envers qui l’honore. Le monde vient de partout ! C’est un goût Anadine, un modèle de sorbet version grand-mère. Chaque léchure chante hosanna !

Ce n’est pas tout ça ! Les gens ne vont pas tarder à s’impatienter. La sorbetière s’ouvre avec un bruit de métal qui cogne sur le bois. Autour de l’axe, un sorbet coco comme du beurre blanc tout neuf réveille son arôme. Il est à point. Crémeux mais tenace dans sa blancheur. Même dans ses plus beaux rêves, Anadine n’en a jamais vu d’aussi affable. Elle le taquine d’un doigt curieux et elle porte à ses lèvres, qu’elle fronce de plaisir, une amande de sorbet véritable.

Et elle chante hosanna »… 

Extraits de « L’envers du décor » roman écrit par Ernest Pépin (né en 1950 en Guadeloupe ; il est l’auteur d’une œuvre poétique et romanesque remarquée).

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Effectivement, pour avoir goûté des sorbets coco, fabriqués par plusieurs personnes (la plupart du temps des femmes), je constate que les recettes varient en fonction de ces dernières. L’amour apporté, ainsi que les ingrédients sélectionnés contribuent à la qualité du produit final !!!

Mais quelque soit les choix, l’appareil est d’utilisation manuelle. Il s’agit donc d’une sorbetière écologique, car elle fonctionne sans électricité.

En voici le fonctionnement :

– les ingrédients sont placés dans une cuve, se situant à l’intérieur de la sorbetière ;

– de la glace est entreposée dans l’appareil, tout autour de cette cuve ; un couvercle y est ajouté ;

– l’artisan-glacier actionne une manivelle permettant la rotation de la cuve ;

– régulièrement, il ajoute du gros sel sur les glaçons ;

– après une dizaine de minutes, le sorbet coco prend forme.

Que s’est-il passé d’un point de vue chimique ?

Les ingrédients, placés dans la cuve, sont à température ambiante. La glace, elle, est aux environs de – 5° C. Elle refroidit les ingrédients et vice-versa. Le fait d’ajouter du sel sur les glaçons va accélérer la liquéfaction (réaction endothermique) de ces derniers. Pour ce faire, un surplus de calories est nécessaire : ces dernières se trouvent justement dans les ingrédients dont la température va brutalement descendre.

En quelques minutes, vous pouvez déguster un délicieux sorbet, directement issu de la loi de Le Chatelier. Hummmmmmmmmmm !!!!

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(Nous utilisons le même principe, en mer, afin de conserver les poissons pêchés.

Ils sont enveloppés dans un torchon mouillé, et mis au soleil. Le fait de l’évaporation (passage de l’état liquide à l’état gazeux) occasionne une baisse de température du poisson).

 

 

 

 

 

 

GUADELOUPE : TERRE À CAFÉ

 

Pas de connexion Internet à la Marina, depuis le cyclone!!! Obligée d’aller siwoter un café, avec de la wi-fi!!! … pour pouvoir vous parler…!!!

En visitant le Musée du Café de Vieux-Habitants, côte sous le vent de Basse-Terre, nous avons découvert les différentes étapes de l’élaboration du café torréfié. Une dégustation, en fin de visite, nous a permis d’apprécier la qualité d’un café guadeloupéen

. Musée du café

 

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quelle classe!
quelle classe!
petit moulin!
petit moulin!

Bonne dégustation!

 

Le caféier, dont la hauteur ne dépasse pas 3 mètres, fleurit trois ans après avoir été planté. Le fruit arrive à maturité huit mois après floraison. Appelé « drupe », il contient deux graines semi-ovoïdes entourées d’une enveloppe cartilagineuse. Le fruit mûr et rouge porte le nom de « cerise ».

 

caféier

"Drupes" dans l'arbre

"Cerises"

 

La récolte commence fin septembre et dure jusqu’à la fin décembre. Les graines sont extraites et préparées pour devenir le café marchand.

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LA CUEILLETTE

Suivant la superficie de l’exploitation, 50 à 200 personnes se retrouvent à cueillir le café. Les premières cerises récoltées, les cueilleurs repassent autant de fois que nécessaire dans la plantation, afin de récolter celles arrivées à maturité et uniquement celles-ci.

En Basse-Terre, sur la côte sous le vent, la récolte est effectuée exclusivement à la main. La meilleure qualité est obtenue par les cueilleurs qui détachent une à une les cerises mûres. Cette méthode est appelée le « Picking « . Pour attraper les branches, les cueilleurs utilisent un « croc à café », longue tige de bois. Ils les tirent doucement vers les mains des femmes, et remettent en place les caféiers, avec l’autre extrémité du croc. Les cerises cueillies sont déposées dans un sac en toile de jute, appelé « humba », que l’on attache à la taille. Remplis, ils sont déversés dans de plus gros sacs. Puis ils sont déposés sur les bâts de mulets, d’ânes ou encore transportés à dos d’hommes jusqu’au « boucan » (lieu où se trouve un feu). La récolte de chaque cueilleur est alors mesurée. Des récipients, les « fers-blancs », qui initialement contenaient 18 litres de saindoux, servent de mesure. Trois « fers-blancs » de cerises représentent la valeur d’une journée de travail.

"boucan"le « boucan »

 

LE DÉCERISAGE

Tout le café cueilli doit être décerisé le soir même. Pour extraire les deux grains de la cerise, on utilise une déceriseuse, appelée « moulin à bûchette ». Dans cet outil, les cerises passent entre un cylindre de bois, recouvert d’une feuille de cuivre poinçonnée en relief et une planche maintenue à une distance réglable de celui-ci. La pulpe arrachée est entraînée et rejetée par le cylindre. Cette opération est renouvelée tous les soirs, jusqu’à la fin de la récolte. Les grains de café sont versés dans un bassin pour y passer toute la nuit (méthode « humide »)et y subir une fermentation.

Deux méthodes pour extraire les grains : la voie « humide » est utilisée pour obtenir les meilleures qualités de café. La voie « sèche », plus simple et moins onéreuse, donne des cafés de moindre qualité.

Le Café Guadeloupe est exclusivement traité par la méthode « humide ». Mais d’autres cafés peuvent être traités par la voie « sèche ».

 

claie à séchage claie à séchage

 

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LE DÉCORTICAGE

Une fois le café sec, il reste à lui faire subir une dernière opération, le décorticage, afin de le bonifier ! Cette méthode unique au monde, consiste à pilonner le café pour retirer son enveloppe extérieure : « la parche ».

Le café ainsi bonifié est tout naturellement appelé « Café Bonifieur de Guadeloupe ».

Cette dernière opération terminée, le triage des grains est effectué à la main. D’un coup d’oeil précis et exercé, les trieuses écartent les grains douteux. Après ce triage , le café vert est alors conditionné pour l’exploitation.

décorticage

 

LA TORRÉFACTION

La torréfaction est certainement l’opération la plus délicate dans l’élaboration du café. Un maître torréfacteur est un artiste qui joue continuellement de sa palette !!! pour obtenir un résultat parfait !

Pour être torréfié, le café vert est amené dans un cylindre rotatif, chauffé à une température variant entre 100° et 250°C, d’un appareil appelé « torréfacteur ». Brassé continuellement, le café vert subit des transformations : changement de pigmentation, perte de poids, augmentation de volume et modifications chimiques. Durant 18 à 22 minutes, suivant la coloration désirée, la chaleur va transformer le café vert en café torréfié. Au cours des dernière minutes, l’intervention humaine est capitale.

 

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torréfacteur

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lieu de torréfaction

ensacheuse

 

Le café cultivé en Guadeloupe est de la variété « Arabica ».

 

« Maria »

En période cyclonique, de mai à novembre, l’actualité antillaise parle des cyclones et de leurs effets dévastateurs. Ces perturbations tropicales inquiètent tous ceux qui visitent les Antilles.

Nous connaissions ces risques et avions réfléchi à une stratégie à mettre en place, en cas de tempête ; en espérant ne pas avoir à y remédier !

Cette année, la saison chaude et humide est marquée par une chaleur intense (les guadeloupéens disent qu’il fait très « chaud ») et une forte humidité.

Je ne connais pas le nombre de phénomènes qui se sont formés depuis le début de la saison, mais ils sont nombreux et plutôt « énormes » !

Vous avez entendu parlé d’ « Irma »…, de « José » peut-être, et de « Maria » ; cette belle « Maria » qui est venue nous rendre visite, la nuit du 18 au 19 septembre dernier.

Voici donc quelques éléments théoriques sur les cyclones, ainsi que la démarche mise en place, afin de se protéger.

 

QU’EST-CE QU’UN C Y C L O N E ?

Classification :

L’intensité du vent détermine la classification des phénomènes cycloniques en 3 stades :

Dépression tropicale ; inférieur à 34 nœuds (63 km/h)

Tempête tropicale ; 34 à 63 nœuds (117 km/h)

Ouragan ; supérieur à 63 nœuds (117 km/h)

Chaque année, les tempêtes tropicales et les ouragans sont nommés en commençant par la lettre A d’un prénom masculin, puis d’un prénom féminin ; ensuite par la lettre B d’un prénom masculin, etc.

Les ouragans sont eux-mêmes classés en 5 niveaux (échelle de Saffir et Simpson).

Catégorie 1 : de 64 à 82 nœuds (153 km/h)

Catégorie 2 : de 83 à 96 nœuds (177 km/h)

Catégorie 3 : de 97 à 113 nœuds (209 km/h)

Catégorie 4 : de 114 à 134 nœuds (248 km/h)

Catégorie 5 : au-delà de 134 nœuds.

Formation :

Les facteurs nécessaires pour la mise en route du phénomène cyclonique sont les suivants :

– une zone instable créant des courants ascendants

– une force déviante (rotation de la terre, effet de Coriolis) faisant tourner ces courants (dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, pour l’Hémisphère Nord)

– pour la continuation du phénomène, une énergie fournie par la chaleur de la mer (minimum 26°C) permettant une forte évaporation de l’océan vers l’atmosphère. C’est là le moteur essentiel du cyclone.

Nous l’avons constaté avant le passage de « Maria ». Les jours précédents, nous nous baignions dans une eau à 31° C, voir davantage, à peine rafraîchissante !!!

La température plus basse de l’Atlantique tropical Sud explique l’absence de cyclone dans cette région.

Période :

La température de la mer atteint son maximum durant les mois d’août et de septembre (28 à 30°C).

Cette réalité conditionne la plus grande intensité cyclonique, à ce moment-là. « C’est bien ça ! »

Zone de formation :

En général, les cyclones se forment près des îles du Cap Vert.

Effectivement, en mai 2014, nous avons subi une tempête tropicale (70 nœuds de vent), au mouillage, à Sao Nicolao.

Mais certains peuvent prendre naissance près de l’arc antillais ou au sein même de la mer Caraïbe. Les premiers ont la réputation d’être les plus violents, leur force pouvant se développer au cours de leur traversée de l’Atlantique (ou s’atténuer et s’épuiser).

Trajectoire, vitesse et étendue du cyclone :

La trajectoire est en général d’Est en Ouest dans la zone intéressée, puis prend souvent une orientation Ouest-Nord-Ouest à l’approche des îles.

C’est bien ce qui s’est passé pour « Maria ». En effet, en arrivant près de l’arc antillais, et plus précisément sur la Guadeloupe, elle s’est dirigée vers le Nord-Ouest de l’archipel. Ou là là !!!Puis passé le Sud de la Basse-Terre, après la commune de Vieux-Fort, l’ouragan a changé subitement de trajectoire et est parti vers l’Ouest. Ouf !Il s’est donc éloigné de Rivière-Sens, ainsi que de sa marina, là où nous résidons actuellement. L’oeil du monstre est passé à environ 40 kilomètres de cet endroit. 70 nœuds de vent ont été relevés, par Jean-Marc, à l’anémomètre du bateau ; mais des rafales ont avoisiné les 100 nœuds. Dans certaines zones, elles ont atteint les 125 à 150 nœuds (1 nœud = 1852 mètres par heure).

La route de Vieux Fort
La route de Vieux Fort

Cette trajectoire traverse donc les Petites Antilles et se poursuit généralement vers les Grandes Antilles et le Sud du continent Nord-Américain. Mais d’autres phénomènes prenant naissance dans la mer des Caraïbes, peuvent suivre d’autres parcours, du Sud au Nord ou même d’Ouest en Est.

La vitesse de déplacement des cyclones est de l’ordre de 8 à 20 nœuds et un ralentissement correspond souvent à une augmentation de puissance.

« Maria » s’est déplacée lentement (13 km/h) ; elle est donc restée une douzaine d’heures au dessus de notre tête  ; ce qui est plutôt exceptionnel. Tout au long de sa balade, elle a forci et a été classée en catégorie 5, en arrivant aux Antilles, alors qu’elle était en catégorie 3 la veille.

Le diamètre du phénomène dépressionnaire peut atteindre 600 à 800 milles nautiques (1 mille nautique = 1852 m) et l’oeil, environ 10 milles (centre du cyclone et zone de brève accalmie des vents). Au centre d’un ouragan, la pression atmosphérique peut descendre à moins de 940 hpa).

En effet, au plus fort de la tempête, une pression de 992 hpa a été enregistrée à 1 heure 30 du matin, à 40 kms.

 

EFFETS DÉVASTATEURS 

Inondations :

Dues aux pluies torrentielles, elles provoquent des crues énormes et soudaines, cause principale des accidents mortels dans la population lors d’un cyclone.

Vents :

Dans l’hémisphère Nord, les vents sont plus forts à droite de la trajectoire donc au Nord, car ils s’ajoutent à la vitesse de déplacement. Ils sont donc plus faibles à gauche donc au Sud. La différence peut dépasser 50 nœuds . Cette notion est importante pour appréhender la force du vent suivant que le centre passe au Sud ou au Nord de la position où l’on se trouve. Pendant le passage de l’oeil, les vents subissent généralement une brève et relative accalmie avant de changer de direction et de reprendre toute leur force. C’est dans la zone proche de ce centre « mur de l’oeil », que les vents sont les plus violents : jusqu’à 100 et 150 nœuds. A plusieurs dizaines de milles du centre, leur vitesse peut encore atteindre 50 à 100 nœuds puis diminuent proportionnellement à la distance. Les vents emportent certains matériaux d’habitation (tôles ondulées), ainsi que des toits.

Ici, dans le Sud de la Basse-Terre, quelques constructions ont été endommagées. Mais c’est surtout la nature qui a souffert. Les arbres sont littéralement mâchés, comme si un broyeur était passé. Les producteurs de fruits sont « sinistrés ». Un exemple : les bananiers, compte-tenu de leur structure très souple, sont tombés au sol. Mais aussi les fruits à pain, les avocats, etc.

Houle et état de la mer :

La force extrême et le changement de la direction du vent peuvent provoquer une mer énorme, désordonnée et très dangereuse.

Des vagues de 8 à 10 mètres étaient annoncées pour notre zone, lors du passage de « Maria ».

Venant de l’Est, le cyclone est toujours précédé d’une houle de secteur Est, virant progressivement au secteur Ouest après le passage du centre. C’est celle-ci qui provoque les plus gros dégâts, les côtes sous le vent étant rarement protégées pour subir de tels assauts.

Rivière-Sens, commune sous le vent, est éloignée de 2 à 3 kms de Basse-Terre, là où nous allons acheter le pain, par exemple. Un sentier, bordant la mer, permet d’aller de l’une à l’autre à pieds. Il a été recouvert de sable et de galets, lors du passage de « Maria ». Les arbres ont été arrachés. Les habitations modestes ont plus ou moins résisté.

La route du front de mer entre Rivière Sens et Basse Terre
La route du front de mer entre Rivière Sens et Basse Terre

Marée et tempête :

La baisse de la pression atmosphérique est proportionnelle au rapprochement de l’oeil du cyclone. Il en résulte une élévation du niveau de la mer s’ajoutant à l’effet de houle.

 

FRÉQUENCE DES CYCLONES

Les plus importants cyclones ont été répertoriés depuis le XVIIème siècle.

« Hugo », ouragan du 17 septembre 1989, reste dans le coeur des guadeloupéens. Il fut très violent et dévastateur (niveau 5) : 942 hpa, vitesse de déplacement de 11 nœuds, vent maximum de 120 à 140 nœuds (hors rafales).

 

SIGNES PRÉCURSEURS DE L’APPROCHE D’UN CYCLONE

– Une houle d’Est de grande amplitude

– Une montée des eaux

– Une baisse barométrique

Cirrus dans le ciel (nuages effilés d’altitude)

 

PRÉVISIONS ET PRÉCAUTIONS

En période cyclonique, il est important de s’informer sur la formation des phénomènes, leur trajectoire, leur vitesse de déplacement et la force des vents, afin de se protéger au mieux, à terre ou sur l’eau.

Le National Hurricane Center (NHC) de Miami dispose de moyens importants pour repérer et sonder les cyclones (avions de reconnaissance, …) complétés par l’observation des satellites. Ces observations sont communiquées à tous les services météo de la zone qui les complètent de leurs propres observations.

En ce qui nous concerne, nous consultons le site internet de ce centre, chaque jour, depuis la fin août.

L’alerte jaune est déclenchée par la Préfecture, à l’approche de la perturbation. Son évolution est diffusée par bulletins spéciaux sur les radios locales et maritimes.

Suivent ensuite les alertes orange, rouge et violette (confinement général). A chaque étape, il est tout particulièrement précisé la conduite à tenir.

L’alerte grise est donnée, après le passage de la tempête : les voies sont laissées en priorité aux équipes de secours.

A l’approche de « Maria », devant les caractéristiques du phénomène annoncé par le NHC, nous avons fait le choix de rester dans la marina. Nous avons donc commencer par protéger au mieux Altaïr : génois enlevé de l’enrouleur, baume abaissée et amarrée sur un taquet, aucun objet pouvant s’envoler sur le pont, quatre amarres supplémentaires ont été rajoutées. Sur notre ponton et dans tout le port, un véritable élan de solidarité s’est créé. Nous nous sommes tous entraidés afin de protéger au mieux tous les bateaux, sachant que chaque bateau qui s’échappe devient un danger pour les autres. Puis, lundi matin, Jean-marc a choisi de rester à bord durant la nuit, pour vérifier l’amarrage de notre navire. Personnellement, j’ai préféré aller me réfugier, avec les enfants, dans un abri anti-cyclonique. Nous nous sommes donc rendus, après le déjeuner, en voiture, avec des provisions (pour subsister pendant toute la période d’alerte) pharmacie, distractions et objets de « valeur », dans une école située à quelques kilomètres de la marina. Nous y sommes restés jusqu’au lendemain 16 h 00. Nous avons été accueilli par le gardien de l’école, avec sourire et sympathie. Une autre personne est venue se réfugier dans cet abri. Deux élus de la commune nous ont encadrés durant cette longue journée !!! Avec leurs compétences, ils nous ont soutenus moralement et accompagnés de façon à vivre au mieux le moment : repas apportés, matelas installés et corvée de serpillière assurée. En effet, notre abri, répertorié par le plan ORSEC, était plutôt humide ! Des pluies torrentielles se sont abattues toute la nuit. L’eau est entrée par dessous la porte extérieure de la bibliothèque, où nous étions venus nous réfugier, après nous être installés dans le réfectoire, dont les persiennes menaçaient de se casser. Les matelas disposés au sol risquaient d’être mouillés. Nous avons dû changer d’endroit pour dormir… quatre fois dans la nuit ! Un séjour dans l’infirmerie ne fut pas plus concluant, car l’eau s’infiltrait par le plafond… !!! Inutile de vous dire que la nuit nous a paru courte en sommeil et longue en attente ! Au petit matin, nous avons constaté les dégâts et dès que l’alerte grise fut donnée, nous avons eu l’autorisation de regagner notre « chez nous ». Bien contents d’être sains et saufs, nous nous sommes salués et remerciés, après avoir dégusté un délicieux lait au chocolat et aux épices, fabriqué par la compagne du gardien. Huuuum !

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Arrivée d'eau sous la porte
Arrivée d’eau sous la porte
Entrée d'eau et de feuilles par les persiennes
Entrée d’eau et de feuilles par les persiennes
à l'infirmerie
à l’infirmerie
Plafond de l'infirmerie
Plafond de l’infirmerie
Autour de l'école
Autour de l’école
Le lendemain
Le lendemain

Montés dans la voiture, nous voilà de nouveau sur la route menant à la marina ; mais le décor avait changé… quelque peu !!! Spectacle de désolation !

devant la capitainerie...
devant la capitainerie…
... une rivière a repris sa place
… une rivière a repris sa place

Le port a été privé d’eau pendant quatre jours, d’électricité pendant cinq jours. Nous, pas vraiment car avec nos réservoirs d’eau pleins, ainsi que nos panneaux solaires et notre éolienne, nous sommes autonomes en énergie. La capitainerie est sans électricité et sans internet, à cause du câble sectionné, et ce encore pendant plusieurs jours. Des communes de Guadeloupe sont encore sans eau ou sans électricité, à l’heure où je vous parle.

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Un génois sur enrouleur oublié !
Un génois sur enrouleur oublié !

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Vue sur la marina
Vue sur la marina

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Je vais devoir aller à la recherche d’un cybercafé avec connexion, pour pouvoir vous envoyer cette page…

La fréquence des cyclones a-t-elle augmentée ces dernières années suite au réchauffement de l’atmosphère ?

Ni les scientifiques, ni leurs statistiques n’ont, semble-t-il, assez de recul pour donner une réponse absolue. Mais à l’évidence, cette fréquence ne diminue guère… ???!!!

Alors que pouvons-nous faire ?

Certaines données théoriques ont été extraites du Guide des Antilles de Jacques Patuelli.

LA DOMINIQUE : (1) fabrique du chocolat

Au mois d’août, nous sommes allés en Vacances… !, aux Saintes (petit archipel de la Guadeloupe) et en Dominique. Quelques pages sur ces différentes îles seront publiées ultérieurement.

En attendant, pour vous mettre « l’eau à la bouche », je vous propose une petite dégustation, rendue possible en visitant le Nord de la Dominique.

Cacaoyer
Cacaoyer

Le cacaoyer, Theobrama Cacao, très probablement originaire des bassins de l’Amazonie et de l’Orénoque, fut introduit à la fin de la première moitié du XVIIème siècle, aux Antilles, par Benjamin Da Costa.

La culture de cet arbre, ainsi que celle du caféier, semblaient pouvoir prendre la relève de celles du tabac et de l’indigo.

Mais l’extension de la canne à sucre les relégua au second plan, entraînant une réduction de leur exploitation.

Atteignant 4 à 6 mètres de hauteur, de longues gaules, munies d’une petite faucille, sont utilisées pour couper les cabosses, fruits du cacaoyer.

Une cabosse ouverte en deux, pour la "dégustation" des fèves!
Une cabosse ouverte en deux, pour la « dégustation » des fèves!

La cabosse renferme une quarantaine de graines, appelées : fèves. Ces graines, recouvertes de feuilles de bananes, sont mises à fermenter dans une caisse en bois, pendant six jours. Cette fermentation, qui est d’abord alcoolique et ensuite de type « vinaigre », opère une transformation sur la fève, diminuant son amertume et révélant ses arômes.

Fermentation des fèves.
Fermentation des fèves.
Bac à fermentation.
Bac à fermentation.

 

 

 

 

 

 

 

 

Séchage des fèves.
Séchage des fèves.

Les fèves sont mises à sécher.

Gros plan sur les fèves!
Gros plan sur les fèves!

Par la suite, elles sont torréfiées, pendant 45 minutes à 120°.

Puis, un moulin est utilisé afin de casser les graines, de façon à enlever la peau. Cette dernière opération est effectuée par une soufflerie.

Appareil à torréfier et casser les fèves.
Appareil à torréfier et casser les fèves.
Soufflerie.
Soufflerie.

Les graisses contenues dans les graines de cacao moulues fournissent la poudre et le beurre de cacao.

Ce dernier, lors du conchage (opération combinant la cuisson et le malaxage) rend le produit final plus ou moins liquide. Le travail du chocolat s’opère dans un laboratoire.

Laboratoire.
Laboratoire.

Nous avons pu découvrir les différentes étapes de ce travail d’art, lors de la visite de la fabrique « Pointe Baptiste Estate » à Calibishie, au Nord de l’île.

Façade de la fabrique.
Façade de la fabrique.
Derrière de la fabrique.
Derrière de la fabrique.

Un temps de dégustation nous a permis de comprendre qu’il est important de respecter des conditions de travail, afin d’obtenir un produit de qualité.

Hummmmmmmmmmmmmmmmm !!!

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Présentoir pour la dégustation!
Présentoir pour la dégustation!
Détails de la pochette de chocolat!
Détails de la pochette de chocolat!
Hummmmmmmmmmm!!!
Hummmmmmmmmmm!!!
Une fève de cacao.
Une fève de cacao.

 

 

MALENDURE en Basse-Terre

Une carte de la Basse-Terre, une des deux « ailes » du papillon! L’autre étant celle de la Grande-terre. Les deux plus grandes îles de l’archipel de la Guadeloupe.

la Basse-Terre et sa côte sous le vent
la Basse-Terre et sa côte sous le vent

BOUILLANTE, capitale de la plongée sous-marine.

Fondée vers 1635, sur la côte sous le vent, la commune doit son nom aux sources d’eau chaude qui parsèment son territoire. La prospérité de Bouillante s’est faite au travers des cultures de canne, de café, de cacao, de la vanille ou encore du coton et du tabac. Aujourd’hui, l’économie essentiellement axée sur le tourisme, fait également la part belle à l’agriculture, la pêche ou la géothermie. Construite en 1979, la centrale géothermique fournit 9 % de l’électricité consommée en Guadeloupe.

La richesse et la beauté de ses fonds marins font de Bouillante un des premiers lieux touristiques de l’archipel. La plage de Malendure accueille plusieurs clubs de plongée. Au large de la plage de sable volcanique, la réserve Cousteau et les îlets Pigeon offrent la possibilité de découvrir la faune et la flore sous-marines, à l’occasion d’une balade en bateau à fond de verre, de nage avec palmes et de plongée avec bouteilles.

Nous avons choisi les deux dernières solutions, afin d’apprécier les couleurs et les formes de ce monde marin en pleine « reconstruction ».

Baie de Malendure
Baie de Malendure
Îlets Pigeon
Îlets Pigeon
Plage de Malendure
Plage de Malendure
Flamboyant
Flamboyant

La réserve COUSTEAU (plage de Malendure au Nord de Bouillante).

Faune et flore de la réserve Cousteau
Faune et flore de la réserve Cousteau

Ce merveilleux site doit sa renommée mondiale au Commandant Cousteau , fervent militant de la protection de l’environnement, qui y tourna une partie du film « Le monde du silence ». Situés à 1100 mètres du littoral, les îlets Pigeon sont constitués de deux îlots d’une superficie totale de 8 ha. Ils sont recouverts d’une végétation sèche littorale dominée par le mancenillier, le poirier et le frangipanier. On y trouve également des espèces endémiques des Antilles : bois de mèche, grand pourpier ainsi que des espèces protégées. Il n’y a plus de traces de fruits tropicaux, notamment de la goyave qui selon l’histoire serait à l’origine de la première dénomination des îlets. Ils se composent de roches d’origine volcanique qui favorisent l’installation de communautés coralliennes. Dans l’eau limpide, sur environ 400 hectares, nous pouvons découvrir le magnifique spectacle offert par les poissons multicolores (Perroquets, Capitaines, Hamelet, Timide,…), les éponges, les tortues ou les cétacés.

Les îlets Pigeon
Les îlets Pigeon

Les garçons ont craqué et, après un baptême de plongée avec bouteille, ont passé un Niveau 1, afin d’apprendre les bases de cette activité.

Leur choix a été vers le club ALIZÉE PLONGÉE. Son responsable, André, les a gentiment et consciencieusement formés à cette passion ! Une adresse à retenir !!!

Anoli
Anoli
Plage de Malendure, au petit matin!
Plage de Malendure, au petit matin!
Alizée plongée
Alizée plongée
Vue du mouillage
Vue du mouillage
Vue de la terre
Vue de la terre
Club de plongée d'André!
Club de plongée d’André!
retour de plongée
retour de plongée
Elles sont lourdes les bouteilles!
Elles sont lourdes les bouteilles!
Départ pour une plongée sur épave!
Départ pour une plongée sur épave!
Arrivée sur l'épave!
Arrivée sur l’épave!
Quelques transformations au club de plongée d'André!
Quelques transformations au club de plongée d’André!

Les TORTUES de Malendure.

D’où viennent les tortues des Antilles françaises et où vont-elles ?

Bien que le cycle de vie des tortues marines n’ait pas encore dévoilé tous ses secrets, les travaux de recherche menés par le Réseau Tortues Marines en génétique et sur la migration grâce aux bagues et aux balises Argos, permettent d’apporter quelques réponses.

Les tortues imbriquées :

Cette espèce revient pondre fidèlement sur une plage située à quelques kilomètres de sa zone de naissance (résultats issus d’analyses génétiques menées sur les femelles en ponte). Après la ponte, les femelles se dispersent principalement dans les Petites Antilles, mais certaines vont jusqu’en Amérique Centrale (Nicaragua = 2500 kilomètres).

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Les tortues vertes :

Le suivi des tortues vertes montre qu’elles sont moins fidèles à leur zone géographique de naissance. Certains individus changent de plages, voire d’îles, entre deux pontes ou deux saisons de ponte, dans un rayon de quelques centaines de kilomètres. Toutefois, les études menées à partir des bagues montrent qu’une fois la plage choisie, de nombreuses femelles y reviennent. Après la ponte, les tortues vertes ont pu être suivies par balises Argos : elles ont rejoint des sites à quelques dizaines, voire centaines de kilomètres.

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Les tortues luth :

Elles sont peu fidèles à leur zone de ponte, au cours de leur vie. Lors d’une même saison, elles sont capables de creuser des nids distants de quelques dizaines, voire de quelques centaines de kilomètres. Il est très rare de retrouver entre deux saisons des femelles déjà baguées.

Les tortues luth et vertes sont moins fidèles à la plage de ponte ; cela leur permet de reconquérir plus facilement de nouveaux sites et de s’adapter plus facilement aux changements du trait de côte. Du fait de leur fidélité, les tortues imbriquées sont donc, plus que les autres, vulnérables face à la dégradation des sites de pontes (constructions, éclairages, destruction de la végétation). Par ses comportements quotidiens, chacun peut contribuer à préserver cette espèce emblématique des Antilles Françaises.

Durant nos séjours dans la baie de Malendure, nous avons nagé avec des tortues imbriquées et des tortues vertes.

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"Coucou : je t'invite à une baignade avec moi!"
« Coucou : je t’invite à une baignade avec moi! »

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